Sécurité alimentaire et assurance qualité

Assurance qualité (AQ) dans les domaines liés à la production

La sécurité alimentaire et l'assurance qualité (AQ) sont essentielles pour réduire les risques de contamination, les pertes de production et les arrêts de production. Dans la pratique, ce sont souvent des détails apparemment « mineurs » qui déterminent la sécurité en matière d’assurance qualité : quels matériaux et composants sont utilisés dans les zones en contact direct avec les produits – et comment leur adéquation est-elle documentée de manière traçable ?

Les capteurs industriels soutiennent l'assurance qualité en fournissant des données de processus fiables (par exemple, la température, la pression, le débit ou la conductivité) pour les contrôles de plausibilité, les analyses de tendances et la clarification des écarts. L'autorisation des matériaux destinés à entrer en contact avec les denrées alimentaires repose toutefois principalement sur des preuves documentées (par exemple, une déclaration de conformité/DoC), la traçabilité et une évaluation interne du contexte d’utilisation – notamment dans le cadre du règlement (CE) n° 1935/2004.


Barrière photoélectrique à réflexion avec émetteur/récepteur combiné et réflecteur ; le faisceau lumineux est émis puis renvoyé par réflexion.

Pourquoi le choix des matériaux et des capteurs est une mission essentielle de l'assurance qualité

Le choix de matériaux, de composants et de capteurs adaptés influe sur des décisions clés en matière d’assurance qualité : validation ou mise hors service de zones d’installation, définition et révision des seuils d’alarme, évaluation des écarts ainsi que la traçabilité de la décision (qui a validé quoi, quand et pourquoi ?). Souvent, les erreurs ne proviennent pas uniquement du « capteur » lui-même, mais de l’ensemble du système composé du capteur, du raccord, du câble, du joint et du paramétrage. Les facteurs de risque typiques sont des spécifications de matériaux imprécises, des certificats de conformité incomplets ou obsolètes, des modifications non vérifiées (fournisseur, matériau, connecteur/câble, version/paramétrage) ainsi que des points faibles au niveau des connecteurs dans des environnements humides ou à proximité des produits. Les conditions d’hygiène et de nettoyage constituent à cet égard une contrainte importante pour la conception.

Distinguer clairement les zones et les types de contact

Pour une validation qualité en bonne et due forme, il est essentiel de déterminer si un composant ou un point de mesure est en contact direct avec le produit, s'il est utilisé à proximité du produit (par exemple, dans la zone d'injection) ou s'il n'a aucun lien avec le produit. Cette classification détermine les justificatifs auxquels vous devez accorder la priorité et la manière dont vous devez structurer la validation interne.

Contact direct avec le produit :

Éléments situés dans le flux de produit (par exemple, la face interne d'une canalisation).
Priorité :

  • Déclaration de conformité (DoC) avec un champ d'application adapté,
  • des informations claires sur les matériaux,
  • La traçabilité ainsi qu'une validation AQ documentée.

Zone dédiée aux produits :

Éléments situés à proximité du produit (par exemple, la paroi extérieure d'un réservoir de stockage).
Priorité :

  • évaluation fondée sur les risques (conditions d'utilisation, rejets potentiels),
  • matériaux et conception adaptés, ainsi qu'une documentation claire et un contrôle des modifications (MOC).

Sans contact avec le produit :

Domaines sans lien direct avec les produits.
Priorité :

  • Sécurité fonctionnelle et sécurité des processus (importance critique des points de mesure),
  • une gestion rigoureuse des modifications ainsi qu'un paramétrage et un contrôle des versions documentés.

Conseil pratique : consignez le type de contact et l'emplacement de montage pour chaque identifiant de capteur/composant. Cela facilite la traçabilité, la clarification des écarts et les décisions relatives aux modifications de la procédure (MOC).

Cadre juridique et justificatifs

Le règlement (CE) n° 1935/2004 constitue un cadre de référence essentiel pour les matériaux et objets destinés à entrer en contact avec des denrées alimentaires. Pour l'assurance qualité, cela signifie avant tout : démontrer de manière plausible l'adéquation à l'usage prévu, garantir la traçabilité et valider les modifications de manière contrôlée. Cette page offre des repères pour la pratique de l'assurance qualité et ne remplace en aucun cas un conseil juridique.

La déclaration de conformité (DoC) est un document de travail essentiel. Les points de contrôle typiques en matière d'assurance qualité sont les suivants :

  • Champ d'application :

    Description claire de l'article, du matériau et de l'utilisation (la déclaration de conformité correspond-elle à l'utilisation réelle ?).

  • Mise à jour/Version :

    La date, la version et le nom du responsable/émetteur doivent être clairement identifiables.

  • Traçabilité :

    Il est possible d'affecter un numéro de lot, un numéro de livraison ou un identifiant de composant.

  • Informations claires sur les matériaux :

    Les matériaux et composants sont désignés de manière claire et peuvent être identifiés.

  • Conditions d'utilisation :

    les restrictions/hypothèses pertinentes (par exemple : température, milieu, type de contact) sont mentionnées.

En fonction du matériau et de l'application, des justificatifs complémentaires (par exemple, des informations issues d'essais ou d'évaluations concernant la migration) peuvent s'avérer pertinents. Il est important de classer ces documents de manière à pouvoir les retrouver rapidement en cas d'écarts ou de modifications.

Barrière photoélectrique à réflexion avec émetteur/récepteur combiné et réflecteur ; le faisceau lumineux est émis puis renvoyé par réflexion.

Capteurs industriels dans les zones proches des produits : tâches de mesure typiques et avantages en matière d'assurance qualité

Les capteurs industriels fournissent des données de processus qui apportent un soutien concret au service d'assurance qualité dans les domaines liés à la production, notamment lors des contrôles de plausibilité, des analyses de tendances, de la recherche des causes des écarts et de l'évaluation du niveau de criticité des points de mesure.

  • Température :

    permet de comparer les lots, d'analyser les tendances et d'interpréter les écarts.

  • Débit :

    permet de mesurer la stabilité du dosage et du processus.

  • Conductivité :

    facilite la détection des états du processus et des changements de support.

  • Impression :

    permet de détecter rapidement les problèmes liés aux filtres ou aux pompes, ainsi que les fuites.

  • Niveau de remplissage :

    réduit les temps d'arrêt (fonctionnement à sec/débordement).

  • Poste/Présence :

    réduit les erreurs de manipulation et fournit des informations claires sur l'état du système.

Important pour l'assurance qualité : le capteur, le raccord, le câble, le joint et le paramétrage doivent être considérés comme un ensemble. Toute modification apportée à l'un de ces éléments doit être évaluée et documentée dans le cadre de la gestion des modifications (MOC).

Du type de contact et de la tâche de mesure à une présélection fiable

Un processus d'assurance qualité pragmatique pour la sélection et la validation des composants et des capteurs comprend les étapes suivantes :

  1. Définir le type de contact et l'emplacement d'installation, puis identifier clairement le point de mesure.
  2. Définir la tâche de mesure, y compris les limites du processus et les événements critiques.
  3. Demander et vérifier les justificatifs (DoC, fiche technique, spécifications des matériaux, informations de traçabilité).
  4. Consigner l'évaluation : noter la décision relative à l'assurance qualité, les points à vérifier et, le cas échéant, les restrictions.
  5. Archivage et gestion des versions par identifiant de capteur/composant.
  6. Validation et MOC : accorder la validation et réévaluer les modifications de manière contrôlée.

Zoom sur les matériaux : acier inoxydable et PEEK

L'acier inoxydable et le PEEK sont couramment utilisés dans des applications en contact direct avec le produit. Pour le contrôle qualité, ce qui compte, c'est l'aptitude démontrable à l'usage concret ainsi qu'une documentation claire concernant la déclaration de conformité (DoC) et la traçabilité.

Acier inoxydable :

Voici quelques exemples de questions de contrôle qualité : Le matériau est-il clairement désigné ? Est-il adapté au fluide ? Les surfaces et la conception sont-elles plausibles ? Dispose-t-on des justificatifs appropriés ?

PEEK :

QS vérifie notamment si le matériau destiné au contact alimentaire est adapté au domaine d'application prévu et si la déclaration de conformité (DoC) couvre l'utilisation effective.

Produits chimiques et nettoyage

Les conditions de nettoyage et d'hygiène influencent le choix et la conception des composants. Vous trouverez des profils de nettoyage concrets, des informations sur la résistance des matériaux et des conseils de mise en œuvre dans notre article dédié à Procédés CIP/SIP dans l'industrie agroalimentaire.

Câbles de capteur de classe haute résistance (PVC)

Pour les espaces alimentaires et humides : robustes, conformes aux normes d'hygiène et fiables au quotidien.

Foire aux questions sur l'assurance qualité dans l'industrie agroalimentaire (FAQ)

Matériaux susceptibles d'entrer en contact avec des denrées alimentaires. Pour l'assurance qualité, l'évaluation du contexte d'utilisation et la présentation de justificatifs appropriés (déclaration de conformité, traçabilité) sont déterminantes.

Il s'agit d'un document essentiel de contrôle et d'archivage permettant de justifier de manière traçable les validations et d'évaluer les modifications.

Grâce à une identification unique des composants/points de mesure et à un lien systématique avec les documents (fiche de conformité, fiche technique, autorisation) pour chaque identifiant.

Cela dépend du produit, du processus, de la durée d'utilisation, du profil de température, du risque (par exemple, changement d'allergène) et des critères de validation. Dans la pratique, les fréquences de nettoyage sont déterminées à partir de l'analyse des risques, des données de processus et des spécifications d'assurance qualité, puis affinées grâce à la surveillance et à la gestion des écarts.

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